Page en cours d'écriture. Ce texte est la transcription fidèle du livret.

Couverture

Histoire de l'École Emmanuel

Mantasoa - Madagascar
1998 - 2014
Co-rédaction Odile Meseguer et les institutrices

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Couverture : collage de portraits d'enfants, un portrait d'homme âgé et un portrait de femme.

Page 4 — Présentation de l'île de Madagascar

Présentation de l'île de Madagascar

Superficie : 592.000 km² (la France, la Belgique et le Luxembourg réunis), dont 5.000 km de littoral.

Population : 23,2 millions d'habitants (en 1950 : 4,2 millions). 70% de la population est rurale et 30% citadine.

Capitale : Antananarivo (Tananarive en français) ou communément appelée Tana (2 millions d'habitants).

Langue officielle : Le malgache (mais le français est pratiqué partout).

Monnaie : Ariary (Ar) (En 2014 : 1 € vaut 2800 Ariarys).

Climat : 2 saisons principales :

Ressources principales pour l'exportation : Cacao, café, vanille, clous de girofle, poivre, cannelle, litchis, mangues, sucre de canne, noix de coco, crevettes, pierres précieuses et semi-précieuses, coton et minerais (charbon, bauxite, titane, etc.).

Malgré ses richesses naturelles et la beauté de l'île, Madagascar reste un pays pauvre (1/3 des Malgaches sont sous-alimentés). Le salaire moyen se situe autour de 35 € par mois.

*[Carte de Madagascar à gauche.]*

Page 5 — 1998-1999, Genèse de l'école

1998 - 1999 — Genèse de l'école

L'école actuelle « EMMANUEL » se nommait, à ses débuts, « MARANATHA ». Elle est située dans le village d'Anjozoro-Est qui compte aujourd'hui 2 200 habitants. Elle est implantée sur une colline entourée d'une belle forêt d'eucalyptus et de sapins, à 1400 m d'altitude.

L'école MARANATHA a vu le jour le 5 octobre 1998. L'école n'a pas encore obtenu l'autorisation d'ouverture par le gouvernement malgache. Cependant, le ministre de l'Éducation Nationale et le chef de Circonscription Scolaire (CISCO) de notre district nous ont donné leur accord.

À l'ouverture, l'école MARANATHA est constituée de deux classes :

Soit un total de 85 élèves, dont la plupart ne possèdent pas d'acte de naissance.

Mlle Odile Raherinirina s'occupe seule d'enseigner tous les enfants, tout en formant en même temps une stagiaire : Marie-Philippine Voahangisoa.

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Village natal d'Odile : Anjozoro-Sud. La rivière en bas à droite alimente les rizières du village.

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Auparavant, Odile désirait être religieuse. Elle vivait dans un couvent à Antananarivo où elle était institutrice et avait comme élèves des jeunes filles de la « bonne société ». Trois mois avant la prise du voile et la prononciation des vœux, elle décida de retourner dans son village, la vie monastique ne correspondant pas à ses attentes. Dieu avait mis au fond de son cœur le désir de créer dans son village une école pour accueillir les enfants défavorisés.

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Odile au couvent au jour des consécrations. Nous pouvons voir Odile à la troisième place.
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Odile est à la gauche de la sœur supérieure.
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Odile (au bord à droite) avec toutes les sœurs mexicaines de la communauté.

Pourquoi l'École « Maranatha »

Au début, une maman (cousine d'Odile) lui demande de donner des cours à ses propres enfants qui sont écoliers à l'École Primaire Publique (EPP) du quartier.

Odile accepte spontanément cette proposition. Elle utilisera les méthodes apprises dans l'institution religieuse et qui donnaient d'excellents résultats.

Quelle n'est pas sa surprise de voir arriver, dès le lendemain, beaucoup d'autres enfants dont certains ne sont même pas scolarisés. En effet, des dizaines d'enfants ne peuvent aller à l'école à Madagascar, car ils n'ont pas d'acte de naissance.

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La misère de certaines familles est telle que les mamans ne peuvent accoucher en milieu hospitalier, et les enfants nés hors d'une structure médicale ne sont pas reconnus par l'État. Sans acte de naissance, un enfant n'a pas droit à l'instruction.

Odile voit ainsi le nombre d'élèves augmenter très rapidement. Elle prend donc le risque d'aider les plus démunis, et les accepte dans son école. Avant les examens officiels, elle fait les démarches pour obtenir des actes de naissance des enfants et passe au tribunal de la capitale les montants nécessaires pour régulariser leur situation. Certains des premiers enfants pour lesquels ces démarches ont été réalisées sont aujourd'hui à l'université, et réussissent bien. Quelle n'est pas la joie d'Odile quand elle les voit revenir à l'école infiniment reconnaissants de ce qu'elle a fait pour eux !

À cette époque, le système de parrainage n'existait pas encore. Pour plus de la moitié des élèves, dont les plus pauvres et les orphelins, l'école d'Odile est gratuite. Elle continuera à prendre en charge financièrement, après la 6ème et parfois même jusqu'au lycée, des dizaines d'élèves. Elle choisit ceux qui auront le plus de chances de réussir.

Elle a mis également en place une aide alimentaire pour tout enfant mal nourri, et qui ne peut dans ces conditions travailler correctement.

La seule pièce de la maison d'Odile ne suffit plus pour accueillir tous les élèves. Elle cherche alors une autre structure et trouve une nouvelle habitation, encore inachevée, qui appartient à son cousin. Les cours se tiennent à l'intérieur de la maison et sont totalement gratuits. La classe est équipée d'un tableau fait avec un panneau de contre-plaqué et des bancs réalisés avec des planches reposant sur des briques. Les enfants ne disposent que d'une ardoise pour tout matériel.

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Odile devant la maison de son cousin avec les planches pour les bancs.
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Odile, à son bureau dans sa salle de classe avec le tableau en contre-plaqué.

Pages photos

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Deux photos pleine page, sans texte : Odile assise à son bureau de bois dans la salle de classe aux murs de briques, devant le tableau en contre-plaqué.

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Malgré ces conditions difficiles, les villageois sont très étonnés de constater la progression des enfants. Le comité de l'Église Catholique propose alors à Odile d'ouvrir une école. Pour ce faire, il faut l'accord du prêtre du district. Le comité et Odile se rendent ensemble chez le prêtre, qui exprime alors son mécontentement. Il réprimande ouvertement Odile : « Tu fais n'importe quoi ! Et de plus, tu n'as demandé aucune autorisation ! »

Malgré le refus du prêtre, Odile et les parents d'élèves se mobilisent pour trouver de l'argent et équiper l'école. Ils rendent visite à un missionnaire, Jean Deléfortrie, représentant de l'association humanitaire « MARANATHA » (Le Seigneur vient !), fondée en France. Il est arrivé à Mantasoa cette même année. Le but de l'association Maranatha à Madagascar est de financer des projets humanitaires (sociaux et éducatifs). Il a l'idée de créer une vidéo en vue d'obtenir des fonds pour la fabrication de bancs, de tables, et l'achat de divers matériels.

Jean Deléfortrie voit les enfants se réunir dans leur salle de classe improvisée. Il est ému par cette situation précaire, et demande à Odile si l'école est en règle avec l'État. Bien sûr, Odile est obligée de répondre « non ».

Le missionnaire Deléfortrie propose alors à Odile de travailler ensemble à Mantasoa. Odile, qui est une femme de prière, accepte, après réflexion, le soutien de l'association. Les responsables décident alors de créer un dispensaire appelé « DISPENSAIRE MARANATHA » et une école nommée « ÉCOLE MARANATHA ».

Bureau de l'association :

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Odile est seule pour s'occuper de tous les enfants.
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Tous les élèves, Odile, Jean Deléfortrie, et la stagiaire Philippine devant l'école provisoire Maranatha.
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Lucien et Suzon Auger.

Page 9 — 1999-2000, L'école est reconnue

1999 - 2000 — L'école est reconnue

Le 20 septembre 1999 : l'école obtient l'autorisation d'ouverture suite à la décision N° 001/99-CISCO.D.PROG.EP.

L'école se développe. L'effectif a fortement augmenté : il y a maintenant 150 élèves répartis en 4 classes : Maternelle, CP1, CP2, CE.

Dans le système malgache : 12ème, 11ème, 10ème et 9ème.

Les élèves étudient encore dans la salle de classe provisoire.

Les membres de l'association Maranatha envisagent d'acheter un terrain domanial pour construire le dispensaire et l'école. Mais, suite à un désaccord entre les membres, l'association Maranatha est dissoute. Le président et les membres de l'association sont tous partis, excepté Pascal Jehel et Julien Meseguer.

Julien Meseguer, venu en simple visiteur, reprend le projet de l'école. Il était le vice-président, mais était également le bailleur de fonds de Maranatha. Une nouvelle association malgache commence à se mettre en place.

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Les enfants (en tablier bleu), les institutrices Suzanne, Philippine et Blandine. À l'arrière, Julien Meseguer.

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C'est alors que Julien Meseguer achète un terrain à Monsieur Daniel ; son prix s'élève à 400.000 Ariarys (Ar).

Malheureusement, à l'occasion des démarches pour l'obtention du permis de construire, on découvre que ce terrain d'un hectare n'appartient pas à Monsieur Daniel, mais à l'État. Julien Meseguer perd donc la somme engagée. Pour acquérir ce terrain, il faut donc retrouver des fonds et le racheter, mais cette fois-ci à l'État.

Julien Meseguer n'habite pas encore à Madagascar, et Odile s'occupe seule de toutes les formalités administratives et des travaux préparatoires pour la construction de l'école. Elle engage du personnel, des villageois, pour fabriquer des briques en argile, préparer les moellons, les planches et les madriers. Tous ces travaux et matériaux sont financés par Julien Meseguer.

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On commence à fabriquer les briques. Tous participent.
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La cuisson a lieu la nuit. De gros morceaux de bois servent de combustible.
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Au petit matin, les briques sont toujours en cours de cuisson. D'autres continuent la cuisson. Pendant ce temps, la mère et la belle-sœur d'Odile préparent les repas pour les hommes. [transcription partielle, légende un peu floue]
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Les briques sont maintenant toutes cuites et on attend le camion pour les transporter sur le terrain où se situera la future école.

Page 11 — Qui est Julien Meseguer

Qui est Julien Meseguer

Julien Meseguer est né à Luc-sur-Orbieu, dans le département de l'Aude en France. Issu d'une famille modeste, il quitte l'école primaire à l'âge de 14 ans, car ses parents ne peuvent assumer les frais de scolarité du secondaire.

Alors, de 14 à 19 ans, il travaille dans les vignes. La seconde guerre mondiale éclate et il s'engage dans la marine. Il est envoyé au front, mais incapable de tirer sur l'ennemi, il est transféré à Neustadt en Allemagne.

3 jours après la fin de la guerre, Julien, qui est encore en Allemagne, est envoyé en Jeep au Poste de Commandement pour porter des documents. Une mine explose sur le trajet, tuant sur le coup son camarade. Julien a la jambe gauche écrasée sous la voiture, et alors qu'il était un grand sportif (rugbyman, nageur et plongeur), Julien se retrouve amputé d'une jambe et moralement très abattu.

Envoyé en rééducation en France, il apprend le métier de tailleur pour hommes, qu'il n'exerce que peu de temps.

Mais Julien aime apprendre, et deviendra dans bien des domaines un parfait autodidacte.

Il se tourne vers le commerce et gagne sa vie en tant que représentant. Il fait découvrir au corps enseignant les ouvrages pédagogiques et médicaux des Éditions suisses « Delachaux & Nestlé ». Il se trouve ainsi plus proche des autres et comprend à ce moment-là qu'il souhaite servir son prochain. C'est à cette époque qu'il s'engage spirituellement et devient colporteur biblique.

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Les hommes scient le bois pour faire des planches qui serviront à fabriquer les bancs.

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Après la longue maladie et le décès de son épouse, il est l'un des fondateurs de l'association « Maranatha » en France, dont la vocation est de venir en aide aux défavorisés. Jean Deléfortrie est envoyé à Madagascar. Un peu plus tard, Julien Meseguer décide de se rendre lui aussi sur les lieux pour une visite.

C'est sur les Hauts Plateaux, à Mantasoa, à 70 km de la capitale Tananarive, que Julien rencontre la misère absolue et qu'il décide de s'installer. (voir cartes page ci-contre).

Grâce à ses économies, il commence à aider les plus démunis par l'achat de nourriture, de vêtements, de chaussures, etc. Puis, convaincu que l'avenir d'un pays passe avant tout par l'instruction des enfants, et constatant que « Maranatha », la seule école de la région, manque terriblement de moyens (institutrice « de fortune », enfants assis à même le sol sur la terre battue, etc.), il met toute son énergie et tous ses biens dans cette école. Action qu'il poursuit encore aujourd'hui grâce à sa retraite et à sa pension de guerre.

En 2001, il épouse Odile, la directrice de l'école. Par amour du prochain, Julien et Odile distribuent inlassablement de la nourriture et des médicaments, donnent de l'argent aux personnes qui nécessitent des interventions chirurgicales à la capitale, et réalisent ensemble cette œuvre humanitaire dont ils avaient toujours rêvé.

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Julien Meseguer, âgé, à son bureau.

Page 13 — Cartes

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Deux cartes, sans texte de corps.
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De Tananarive à Mantasoa (70 km, soit 2 heures de route).
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Le lac de Mantasoa et l'école (altitude : 1400 m). — emplacement « École Emmanuel » indiqué sur la carte.

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Revenons maintenant à cette fin d'année scolaire 1999-2000. L'école a besoin d'une aide financière. Pour ce faire, les institutrices organisent un petit spectacle où les parents et les amis sont invités. À cette occasion, les enfants et les enseignantes vont chanter, danser, et se déguiser… Bref, ce sera la fête.

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Une petite fête est organisée dans le but d'obtenir des fonds pour construire des bancs. Les parents soutiennent l'école.

Page 15 — 2000-2001, Construction de l'école

2000 - 2001 — Construction de l'école

Octobre 2000

Le défrichage du terrain démarre malgré l'absence du titre de propriété.

Décembre 2000

Les travaux de terrassement commencent par la construction du garage.

20 Février 2001

Les fondations de l'école sont posées. Tous les matériaux, tels que briques, moellons, planches, madriers sont déjà prêts. Tous les membres du personnel ayant réalisé les travaux sont rémunérés. Julien Meseguer, qui est encore en France, finance la construction et envoie l'argent par la poste. La construction des murs et de la toiture prend 2 mois.

Pendant ce temps, les cours continuent. Les institutrices sont au nombre de 4 :

Odile, Blandine, Suzanne et Philippine (dans l'ordre de la photo).

Blandine et Suzanne sont les nouvelles institutrices. Suzanne travaille encore aujourd'hui très étroitement avec Odile. Un autre instituteur, Monsieur Adrien, seul homme de l'équipe, ne restera qu'un mois à l'école.

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Défrichage du terrain pour construire le garage.
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Fondations du garage.

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Le camion apporte les briques. On peut voir au fond le garage.
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Le terrain est préparé pour la construction de la nouvelle école.
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Les fondations de la nouvelle école.
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L'école commence à prendre forme.
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Bientôt le toit…
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Les enfants viennent découvrir leur prochaine école, qu'ils attendent avec impatience.

Durant cette période, Monsieur Lala, président des parents d'élèves, nous apporte une aide précieuse. Il va mettre à notre disposition sa voiture, souder les portes en fer des classes et du garage, nous conseiller dans la location du matériel et du camion pendant les travaux.

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Juillet 2001 : Julien Meseguer arrive à Madagascar.

28 août 2001 : Mariage de Julien Meseguer avec Odile. C'est d'un commun accord qu'ils décident de travailler ensemble et de consacrer leur vie à cette œuvre humanitaire, tant sur le plan éducatif que social.

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mariage de Julien et Odile.

À partir de ce moment-là, Julien Meseguer décide de changer le nom de l'école. Elle n'est plus appelée « MARANATHA », mais « ÉCOLE PRIVÉE EMMANUEL » (Emmanuel signifie DIEU AVEC NOUS). Julien et Odile Meseguer se rendent ensemble au Ministère de l'Éducation Nationale pour régler les formalités du changement de nom.

⚠️ ⚠️ Page 18 — NON TROUVÉE dans les captures

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Photo pleine page — page absente des captures (à retrouver)
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La numérotation passe de la page 17 à la page 19. La page 18 n'apparaît pas dans les captures — peut-être une photo pleine page, ou un oubli. À vérifier.

Page 19 — 2001-2002, 1ère rentrée dans la nouvelle école

2001 - 2002 — 1ère rentrée dans la nouvelle école

11 septembre 2001 : La construction de la nouvelle école est terminée. Il n'y a encore ni peintures ni finitions. Les enfants sont ravis.

18 septembre 2001 : rentrée scolaire dans le nouveau bâtiment. Les enfants sont ravis.

Cette année-là, l'école prend des couleurs, à l'extérieur comme dans chaque salle de classe. Une rotonde est construite pour permettre aux enfants de manger à l'abri du soleil.

Quatre nouvelles institutrices sont engagées : Mbola Eliana (stagiaire), Lala Hanitriniavo (stagiaire), Hajamanana Olisoa, Martine.

Julien et Odile Meseguer se rendent à l'école normale pour recruter les institutrices : Olisoa et Martine.

8 institutrices travaillent donc à l'école.

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L'effectif est alors de 172 élèves répartis en 5 classes (ouverture de la classe CM1 : classe 8ème).

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Classe maternelle avec ses grandes tables et ses petites chaises…
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Classe de CP1 ou 11ème. Les enfants s'entassent à quatre par bureau ; c'est mieux que de travailler sur les genoux !
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Classe de CP2 ou 10ème. Les bureaux, fabriqués par Julien Meseguer et les ouvriers, sont très solides.
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Classe de CE ou 9ème. Chaque classe possède son tableau d'affichage.
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Classe de CM1 ou 8ème. Les enfants un peu plus grands ne peuvent être que trois par bureau !
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Même les tableaux ont pris de l'ampleur.

Page 21 — 2002-2003, 1ers examens officiels

2002 - 2003 — 1ers examens officiels

Les travaux de finition et d'embellissement de l'école se poursuivent : peinture, construction de nouveaux bureaux, etc.

Novembre 2002 : L'école reçoit l'avis favorable de l'État pour le changement du nom de l'école qui devient officiellement « École Privée Emmanuel » (Modification n° 02/007).

Pascal Jehel et Lucien Auger, amis de Julien Meseguer, qui étaient dans l'association Maranatha, décident de participer financièrement aux différentes actions éducatives et sociales. De plus, la famille Jehel vient à Madagascar pour visiter Odile et Julien.

Julien prend la décision de construire, à côté de l'école, un bâtiment pour les institutrices. Pascal l'aide à réaliser la construction de 3 petits studios (avec coin-cuisine, cheminée et chambre), pour permettre aux institutrices qui habitent loin de rester sur place. Un autre studio sera construit dans le garage.

L'effectif atteint 214 élèves : la classe CM2 (7ème) est ouverte.

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Les amis, Pascal Jehel et son épouse Mattie [orthographe incertaine], avec Julien et Odile Meseguer. (Photo prise en France.)
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Les 3 studios des institutrices.
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Les studios ne sont pas loin de l'école.

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Madagascar a un nouveau Président de la République, Marc Ravalomanana (élu en 2002). Il apporte un grand changement, non seulement dans la vie quotidienne, mais surtout dans le cadre de l'enseignement. Les principales actions portent sur trois points :

08 décembre 2002 : L'école EMMANUEL réussit brillamment le concours des écoles méritantes organisé par la SEECALINE (ONG qui s'occupe de la santé des enfants) : elle sort première de cette épreuve. Chaque institutrice reçoit en cadeau une blouse pour travailler en classe, et l'école obtient la somme de 650.000 Ar, qui va servir à l'installation de lave-mains pour les enfants. Julien profite de cette construction pour réaliser des aménagements supplémentaires : une douche et un récupérateur d'eau à partir des gouttières du toit pour alimenter à la fois douche et lave-mains. Travaux qu'il finance lui-même entièrement.

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Les blouses blanches des institutrices.
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L'école lauréate du concours SEECALINE. (Panneau : « FBE-PNS-EMMANUEL — SEECALINE 2003 — ONG-MA-MAN ».)
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Le lave-mains pour les enfants.

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Fin de l'année scolaire 2002-2003 : C'est la première fois que l'école Emmanuel présente des élèves aux examens officiels.

28 élèves sont candidats pour l'examen d'entrée en 6ème (30 élèves inscrits officiellement en début de CM2 ou 7ème, mais parmi eux, 2 abandonnent l'école avant l'examen). Parmi les 28 candidats, 22 réussissent et les 6 ayant échoué redoublent à l'école. (Cependant, parmi les 6 redoublants, 3 obtiennent le diplôme CEPE de fin d'étude primaire, qui donne aussi le droit d'entrer en 6ème dans le privé. Mais malheureusement, par manque de place dans les établissements secondaires, ils sont obligés de redoubler.)

Chaque enfant, avant de partir aux examens, reçoit une somme de 500 Ar pour acheter un peu de chocolat. (Les examens se passent en juin, période d'hiver à Madagascar. Il fait froid, donc les enfants ont besoin de quelques calories…)

La meilleure élève dans le centre d'examen (comprenant 500 candidats) vient de l'école EMMANUEL : elle s'appelle Thérésa Andomalala.

Toutes les institutrices et tous les élèves participant aux examens officiels sont récompensés par Odile et obtiennent une aide financière à titre de cadeau :

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Première promotion à passer le concours.
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La meilleure élève du centre d'examen.

⚠️ ⚠️ Page 24 — NON TROUVÉE dans les captures

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Photo pleine page — page absente des captures (à retrouver)
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La numérotation passe de la page 23 à la page 25. Page 24 absente — probablement une photo pleine page sur le thème du sport. À vérifier.

Page 25 — 2003-2004, Du sport à l'école

2003 - 2004 — Du sport à l'école

Le 08 septembre 2003, la rentrée scolaire a lieu avec un effectif de 259 élèves, y compris la maternelle.

Trois institutrices quittent l'école :

Quatre nouvelles institutrices entrent :

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La nouvelle équipe pédagogique de 2003 avec les amis et voisins de Mantasoa. De gauche à droite : Colette (encore présente en 2014), Philippine (encore présente en 2014), Suzanne (encore présente en 2014), Francine (encore présente en 2014), Odile, Julien, Françoise (aide institutrice), Lala (institutrice stagiaire), les voisins, Tahiry (encore présente en 2014).

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Comme pour la précédente année scolaire, l'État soutient encore les parents d'élèves en payant les frais d'inscription de rentrée scolaire. Seulement 183 élèves sont bénéficiaires de cette aide du CP1 jusqu'au CM2.

De plus, une autre aide de l'État concerne particulièrement les écoles ayant des frais d'écolage inférieurs ou égaux à 800 Ar par élève et par mois. Ce qui est le cas pour notre école dont les frais de fonctionnement s'élèvent à 800 Ar. L'école EMMANUEL obtient ainsi un apport financier de 1.890.000 Ar (soit 30.000 Ar par mois et par institutrice, au nombre de 7, et ceci pendant une période de 9 mois).

Le ministère de la Santé distribue aussi des vermifuges et du fer folate pour les enfants.

Les classes sont très chargées : parfois plus de 60 élèves. Mais les enfants ont une telle soif d'apprendre et un tel désir de faire de leur mieux qu'ils sont extrêmement disciplinés. Tout se passe dans l'ordre et dans le silence, avec beaucoup de respect. La maîtresse peut s'absenter, et la classe restera studieuse et silencieuse…

Le concours pour récompenser les écoles méritantes est reconduit. L'école EMMANUEL prend encore la première place : elle obtient la somme de 80 000 Ar (utilisée pour l'achat de maillots de sport et d'un ballon de football). Odile crée plusieurs équipes de football avec l'aide d'un moniteur spécialisé en sport collectif.

Nous avons donc 4 équipes de football (2 masculines et 2 féminines), avec chacune des maillots différents. L'enseignant de sport va organiser également des tournois entre les écoles de la région, et l'équipe de l'école Emmanuel sortira bien souvent gagnante.

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Les deux équipes féminines.
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Les deux équipes masculines.
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En pleine action ! Le public participe.

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Une nouvelle stagiaire entre dans l'équipe enseignante : Mme Bakoliarivelo Nambinintsoa. Malheureusement, elle ne peut finir son stage, car elle habite loin de l'école et vient d'avoir un bébé.

À la fin de l'année scolaire, 25 élèves passent les examens officiels (CEPE et entrée en 6ème). 3 candidats seulement échouent. Odile offre une récompense à tous les candidats :

Le 21 juin 2004, Odile et Julien Meseguer se rendent en France car Julien a besoin de soins médicaux. Ils passeront du temps avec la famille et tous les amis de Suisse et d'Espagne.

Pendant ce voyage, Odile a l'occasion de s'initier à l'informatique avec Julien Lagarde, un ami de longue date de Julien Meseguer. Elle envisage avec lui d'informatiser les tâches administratives de l'école qui lui prennent beaucoup de temps.

Julien Lagarde et son épouse Danielle ont à cœur d'aider l'école financièrement et matériellement. C'est ainsi qu'Odile et Julien Meseguer repartent à Madagascar avec leur premier ordinateur.

De nombreux amis, dont les familles Delargillière et Pascau, rencontrés au cours de leur voyage, apportent aussi leur soutien moral et financier.

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Julien avec sa fille Geneviève, sa petite fille Magalie [?] et son arrière petit-fils Maleck [?] (Photo prise en 2013).

⚠️ ⚠️ Page 28 — NON TROUVÉE dans les captures

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Photo pleine page — page absente des captures (à retrouver)
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La numérotation passe de la page 27 à la page 29. Page 28 absente — probablement une photo pleine page. À vérifier.

Page 29 — 2004-2005, Hymne de l'école / Visite des amis

2004 - 2005 — Hymne de l'école — Visite des amis

La rentrée a lieu le 6 septembre 2004 avec un effectif de 206 élèves.

L'État participe de façon significative :

Toutes les écoles privées sont soumises à l'obligation d'un rattachement à une direction nationale. Plusieurs directions nationales sont proposées. L'école EMMANUEL choisit de s'affilier à la DNELM (Direction Nationale des Écoles Libres de Madagascar), dont le siège est à Antananarivo, capitale du pays.

Chaque élève doit avoir un bulletin de notes et une fiche d'écolage disponible à la Direction Nationale.

La directrice et les institutrices suivent des formations pédagogiques proposées au siège de cet organisme.

Julien et Danielle Lagarde viennent nous rendre visite pour un séjour d'un mois et demi entre février et mars 2005. Ils arrivent avec du matériel : un ordinateur, des fournitures scolaires, dont les livres de lecture (« la méthode Boscher »). Julien Lagarde en profite pour dispenser des cours d'informatique aux institutrices et à Odile (utilisation de Word et d'Excel pour établir la liste des élèves).

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couverture du livre de lecture « la méthode Boscher — La Journée des Tout Petits ».

Page 30 — L'hymne de l'école

Odile écrit un poème pour l'école, intitulé en malgache : « Emmanuel Anaran-Tsoa », et en français : « Le plus beau nom, c'est Emmanuel ». Un artiste célèbre d'Antananarivo, Zaka Rajaonia [orthographe à vérifier], auteur et compositeur, met ce poème en musique.

Le 6 juin, il vient dans notre établissement pour que les enfants apprennent le chant, qui devient l'hymne de l'école. Un enregistrement est réalisé et mis sur CD.

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Un des disques de ce compositeur.

Version française — « LE PLUS BEAU NOM, C'EST EMMANUEL » (Poème traduit par Ida)

Nom magnifique, qui surpasse tout,
Emmanuel, source de bénédiction.
Dieu avec nous.
Notre école restera longtemps debout.
Il prend soin de nous
Pour nous donner un avenir.
Nous rendre purs,
Honnêtes, droits et nous bénir.

*Refrain :*
Emmanuel, je me souviendrai toujours de toi,
Emmanuel, tout ce que je suis, c'est grâce à toi.
Partout où je suis,
Mes lèvres célèbrent ton nom.
Emmanuel, l'école que nous aimons,
Emmanuel, nous te chérirons,
Ton nom restera gravé dans nos cœurs
À tout jamais.

Tous ceux qui ont bâti notre école,
Nous vous garderons toujours en mémoire,
Vous avez travaillé jour et nuit
Pour faire avancer notre école.
Nous pensons aussi aux enseignants
Qui nous éduquent et nous montrent
Ta sagesse ; c'est notre souhait :
La réussite à tout jamais.

Version malgache — « EMMANUEL ANARAN-TSOA »

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⚠️ Paroles malgaches difficiles à lire avec certitude sur la capture — à faire vérifier par une personne malgachophone avant publication.

Anaran-tsoa tsy manam-paharoa / Emmanuel nanovozan-tsoa / Eto aminsika Andriamanitra / Sekolinay hijoro hahatitra / […] / Sy nanamboatra ny ho avinay / Ho mendrika sy ho filamatra / Ho tonga olom-banona

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Refrain et 2e strophe présents également — à retranscrire avec une relecture malgache.

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À la fin de l'année scolaire, l'effectif atteint 212 élèves.

À nouveau, un élève de l'école EMMANUEL arrive premier aux examens officiels dans notre ZAP (centre d'examen). Il s'appelle Théogène Randriamitantsoa.

Tous les élèves présentés aux examens reçoivent de la directrice 500 Ar pour acheter un peu de chocolat.

En récompense, Théogène reçoit 10 000 Ar, et les autres élèves 2000 Ar chacun. Les institutrices perçoivent également un cadeau de fin d'année scolaire.

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Théogène, le premier du centre d'examen. Enfant brillant et extrêmement timide.

⚠️ ⚠️ Page 32 — NON TROUVÉE dans les captures

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Photo pleine page — page absente des captures (à retrouver)
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La numérotation passe de la page 31 à la page 33. Page 32 absente — probablement une photo pleine page. À vérifier.

Page 33 — 2005-2006, Nouvel uniforme

2005 - 2006 — Nouvel uniforme

L'année scolaire commence le 31 août 2005 par l'inscription des élèves, au nombre de 281. L'État participe à nouveau :

Deux nouvelles stagiaires entrent dans l'équipe pédagogique :

Un mois après la rentrée, Mlle Andrianjafinatrehana Ny Aina démissionne pour continuer ses études à l'école supérieure.

Un grand changement est intervenu dans le cadre de l'enseignement : auparavant, le seul objectif était le SAVOIR ; mais il s'est enrichi par l'APC (l'Approche Par les Compétences). L'équipe pédagogique met en pratique cette évaluation en commençant par les cours préparatoires (CP1, CP2), et cours élémentaire (CE). Les institutrices suivent des formations données par l'État.

Au cours de l'année scolaire, Julien Meseguer crée sur la propriété un terrain de basket-ball. Terrain également utilisé pour les matches de football et le battage du riz (voir photo ci-contre).

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Pendant cette même période, Odile fait confectionner l'uniforme des élèves. Cette tenue est aux couleurs du drapeau national malgache : jupe verte, chemisier blanc pour les filles ; pantalon vert, chemise blanche pour les garçons ; et béret rouge pour tous. Cependant, quelques élèves portent l'uniforme aux couleurs du drapeau national français : jupe bleue ou pantalon bleu, le reste de l'uniforme étant identique. Ce choix de couleurs est fait en l'honneur du fondateur et de la responsable de l'école, Julien, qui est français, et Odile, malgache.

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Uniforme des filles.
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Uniforme des garçons.
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Uniforme des institutrices.

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Les élèves portent l'uniforme chaque lundi car ce jour-là, on hisse les drapeaux et les enfants chantent l'hymne national malgache et français ; et lors de diverses manifestations : journée des écoles, fête nationale malgache, fête de la commune, carnaval, où ils défilent ainsi devant les autorités et le public.

En novembre 2005, Magalie, petite-fille de Julien, entend un appel de la télévision Suisse Romande pour l'émission « Coup de pouce » en faveur de particuliers qui s'investissent dans des œuvres humanitaires. Sa mère, Geneviève, fille unique de Julien, née de son premier mariage, constitue un dossier présentant l'école EMMANUEL.

Sur 250 dossiers, 15 sont retenus, dont celui de l'école. Geneviève passe en direct dans l'émission du 15 décembre et présente l'école et les nombreuses actions entreprises dans ce programme d'éducation des enfants et d'aide aux plus démunis.

Des auditeurs répondent à son appel. Les dons ainsi recueillis permettent de remplacer le vieux véhicule 4x4 par un Mitsubishi d'occasion plus récent et plus fiable.

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En janvier 2006 : Julien et Danielle Lagarde reviennent à Madagascar, chargés de deux imprimantes, de deux ordinateurs pour l'école, et de médicaments donnés par l'association « SOS enfants ». Ils achètent sur place un scanner. Pendant ce séjour, Julien Lagarde reprend ses cours d'informatique pour la directrice et les institutrices. Les enfants ne sont pas oubliés : il leur donne des cours de mathématiques pour les préparer à l'entrée au collège. Certains de ces jeunes poursuivent actuellement (2014) leurs études à l'université, et d'autres à l'École Polytechnique (école supérieure technique malgache).

L'école est maintenant équipée et n'a donc plus besoin d'acheter de bulletins de notes ni de fiches d'écolage, Odile pouvant les créer et les imprimer elle-même, d'où une économie appréciable. De plus, Julien Lagarde apprend à Odile à gérer par informatique les listes des élèves, d'où un gain de temps pour elle-même et les institutrices dans la gestion administrative.

Quelques semaines plus tard, Mme Vergnes (amie d'enfance de Julien Meseguer) et ses deux filles, Anne et Claudine, ainsi que Francis Meseguer (frère de Julien), viennent nous rendre visite, chargés de cadeaux : vêtements pour les enfants de l'école et argent pour les familles les plus défavorisées.

À la fin de l'année scolaire, 27 élèves se présentent aux examens officiels CEPE et entrée en 6ème, avec un taux de réussite de 100% pour les deux épreuves. 2 élèves de l'école Emmanuel obtiennent les meilleurs résultats, et sont classés 1er et 2ème, devant les 500 candidats du centre d'examen. Une récompense leur est toujours accordée.

Au vu de toutes ces visites, de ces dons, de ces résultats scolaires, nous voyons vraiment la puissance de l'Éternel diriger notre école Emmanuel — « DIEU AVEC NOUS ».

Page 37 — 2006-2007, Une école bien active

2006 - 2007 — Une école bien active

L'année scolaire commence le 12 septembre 2006 avec un effectif de 303 élèves.

L'application de l'APC (l'Approche Par les Compétences) continue pour les classes CP1, CP2 et CE. À leur tour, les institutrices des classes de cours moyen (CM1, CM2) suivent les formations spécifiques. Après ces stages, toutes les institutrices des classes primaires peuvent passer à la pratique.

La classe maternelle est sous l'autorité du Ministère de la Population et les classes primaires dépendent du Ministère de l'Éducation. Les deux niveaux maternelle et primaire ont donc chacun leur directrice. Pour la maternelle : Colette, et pour le primaire : Odile.

Les enfants de maternelle ont maintenant leur propre tablier (petits carreaux roses avec une rayure bleu ciel).

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Depuis la création de l'école, les élèves à partir de la classe de 10ème font :

À la mi-juillet, 28 élèves se présentent aux examens officiels. Les résultats sont satisfaisants, avec un taux de réussite de 100% pour le CEPE et 75% pour l'entrée en 6ème. Comme chaque année, les élèves reçoivent des récompenses.

Pendant les grandes vacances, Odile organise des cours de couture, animés par Benjamin, un couturier professionnel d'Antananarivo. Des anciennes élèves de l'école, des institutrices, des mamans d'élèves et plusieurs femmes du village y participent. Ces cours sont gratuits. Ils sont pris en charge par Odile et ses amis français, qui ont acheté une dizaine de machines à coudre, du tissu, du fil, des aiguilles, etc. Cet apprentissage dure deux semaines et se termine par une remise de diplôme après évaluation. Les participantes sont très satisfaites de cette formation, et certaines y trouveront un débouché professionnel.

Page 39 — 2007-2008, L'informatique à l'école

2007 - 2008 — L'informatique à l'école

L'année scolaire commence le 4 septembre 2007 avec un effectif de 306 élèves. Seule la classe maternelle a recruté de nouveaux élèves, car toutes les classes primaires ont des effectifs suffisants.

L'État continue à aider élèves et parents. Les institutrices reçoivent du matériel pédagogique divers (grandes règles pour tableau, cartes murales, dictionnaires, etc.).

Plusieurs des mamans et des participantes aux cours de coupe et de couture confectionnent les tabliers et les uniformes des élèves.

Le Proviseur du Lycée de Mantasoa vient pendant trois jours donner un cours d'informatique aux institutrices et à la directrice.

Le 7 janvier 2008, une nouvelle stagiaire, Mme Rasoarison Marie-Thérèse, intègre notre école (elle vient de démissionner de l'école catholique de notre quartier).

En mars 2008, Mme Rakotondrabary Lala Hanitiniavo, titulaire et responsable de la classe de CP1, quitte notre établissement.

À la fin de l'année scolaire, 39 élèves se présentent aux examens officiels (CEPE et entrée en 6ème), et 35 réussissent.

Les enseignantes de notre école participent à la correction des examens officiels.

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Repas en commun avec les institutrices lors des corrections des examens officiels.

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Chaque année, après l'examen officiel CEPE, Odile organise un grand goûter pour tous les correcteurs et les membres du secrétariat.

Les institutrices de l'école EMMANUEL sont très fières d'enseigner dans cet établissement. À chaque fin d'année civile et scolaire, les institutrices reçoivent de la directrice une prime en reconnaissance de leur travail, de leur motivation et des bons résultats obtenus par leurs élèves.

Cette année scolaire est marquée par l'arrivée des téléphones portables, dont l'utilisation se développe partout, même à la campagne. Odile et Julien en achètent pour le personnel, ce qui facilite la communication et rend bien des services dans la vie quotidienne.

Odile et Julien sont très attentifs aux besoins de leur personnel, des enfants pauvres et de leurs familles. Ils participent à :

Même en 2007, beaucoup d'enfants pauvres de Mantasoa et du village voisin ne disposent pas d'acte de naissance et ne peuvent donc pas aller à l'école. Odile continue à les accueillir et à faire les démarches administratives (payantes) auprès du tribunal de la capitale pour régulariser leur situation, et leur permettre ainsi de se présenter aux examens officiels.

L'école EMMANUEL est un établissement privé qui suit l'enseignement biblique. La pratique d'une religion étant libre à Madagascar, la classe commence et se termine toujours par la prière. De plus, les enfants assistent régulièrement à un cours de Bible. Chacun travaille dans un esprit d'harmonie et de service.

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Repas organisé par le Ministère de l'Éducation (CISCO) avec les directeurs du district.

Page 41 — 2008-2009, Éducation physique

2008 - 2009 — Éducation physique

L'année scolaire commence le 9 septembre 2008 avec un effectif de 296 élèves. La séparation entre maternelle et primaire est supprimée. Odile redevient la directrice de tout l'établissement.

Une nouvelle stagiaire fait sa rentrée : Mme Rahantamalala Andoniaina Marie-Mathieu.

Un an après les cours de coupe et de couture, un grand nombre de participantes gagnent maintenant leur vie en exerçant le métier de couturière.

Les 11-12-13 décembre 2008, les institutrices suivent une formation à Mioridrano (commune voisine). L'objectif de ce stage est de renforcer, selon des critères bien précis, les compétences des élèves lors des évaluations.

Depuis la création de l'école, Odile partage avec ses élèves des moments particuliers d'exercice physique, comme la danse rythmique et folklorique, et de relaxation. Ces activités sont pour tous un divertissement récréatif.

Le 2 mars 2009, Mme Raharinarivo Aimée-Claudine démissionne de son poste de directrice à l'école catholique de notre quartier, pour rejoindre notre équipe pédagogique en tant qu'institutrice.

Cette année-là, Madagascar vit une crise politique qui entraîne la démission du Président de la République, Ravalomanana Marc. Les aides de l'État pour les écoles privées (kits scolaires, allègement des frais d'inscription pour les parents, participation aux salaires des institutrices, etc.) cessent. La vie quotidienne devient de plus en plus problématique.

En ces temps difficiles, les responsables de l'école Emmanuel apprécient l'aide constante des amis, et sont également convaincus que la situation va s'aggraver.

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Photo pleine page : un groupe d'enfants en tablier bleu, bras tendus, faisant un exercice. C'est la photo utilisée en page d'accueil du site.

Page 43 — 2009-2010, Visite du Docteur Froye

2009 - 2010 — Visite du Docteur Froye

L'année scolaire commence le 10 septembre 2009 avec un effectif de 316 élèves.

La rentrée scolaire est difficile, suite à la suppression des diverses aides de l'État. Les parents ont du mal à payer les frais de scolarité et à acheter les fournitures.

Pour aider les familles, Odile achète un gros ballot de tissu pour confectionner tabliers et uniformes. Elle les leur revend à un prix modeste, et leur évite ainsi d'aller au marché de la capitale pour s'approvisionner. Ce principe d'achat groupé avait déjà été mis en place les premières années de l'école.

Un enseignant français, M. Cyrille, professeur au collège français de Majunga, vient, accompagné de son fils et de quelques élèves de son établissement, donner un cours de mathématiques à nos élèves de la classe de CM2. C'est la première fois que nos élèves reçoivent des cours d'un enseignant étranger. À cette occasion, M. Cyrille assiste à un cours de géographie de nos institutrices. Il constate que les élèves de l'école Emmanuel sont plus rapides et plus réfléchis que beaucoup d'autres enfants de CM2. Pendant la récréation, il distribue des biscuits à tous. Quelle ambiance, quelle fierté pour les enfants de l'école Emmanuel de ce partage avec les écoliers français, et quelle belle expérience ! Souvenir inoubliable pour tous.

Début décembre 2009, le Docteur Emmanuel Froye et son épouse Michèle, accompagnés de Colette, infirmière et amie de la famille Froye, viennent nous rendre visite. Ils logent à l'hôtel « Hermitage », près de notre école.

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Comment le Docteur Froye a-t-il eu connaissance de l'école Emmanuel ?

Les parents de Julien Meseguer et lui-même ont travaillé chez les parents de Mme Vergnes à Luc-sur-Orbieu. Il a toujours entretenu avec Madame Vergnes une relation d'amitié, et lui a parlé de son projet, dont elle est venue voir la réalisation en 2006 avec ses filles Claudine et Anne. Cette dernière est une amie de Michèle Froye. Le Docteur Froye est pédiatre et engagé dans l'humanitaire. Le projet de l'école Emmanuel l'a intéressé. D'où sa visite à Mantasoa.

À la fin de l'année scolaire, 40 élèves se présentent aux examens officiels CEPE et entrée en 6ème. Parmi les 40 candidats, 39 réussissent. Les 5 premiers parmi les 400 candidats du centre d'examen de Mantasoa sont élèves de notre école. À chaque fin d'année scolaire les mêmes récompenses sont offertes.

Le 26 août 2010, décès de Francis Meseguer, le frère de Julien. Une grande peine pour Julien. L'école Emmanuel perd un ami précieux et un généreux donateur.

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Julien, Michèle et Emmanuel Froye, Odile, et Colette.

Page 45 — 2010-2011, Solidarité à l'école

2010 - 2011 — Solidarité à l'école

L'année scolaire commence le 5 octobre avec un effectif de 366 élèves.

La date de rentrée paraît bien tardive, mais le gouvernement impose un nouveau rythme scolaire. Les élèves sont scolarisés jusqu'à la mi-juillet et reprennent les cours début octobre.

Le 31 décembre, un triste événement est survenu : Fetramampionona Bien-Aimé [orthographe à vérifier], de la classe de CM2, et un ancien élève, Nandrasana [orthographe à vérifier], se sont noyés en traversant le lac Mantasoa en pirogue, pour aller passer le réveillon en famille. Un bateau avait percuté leur frêle embarcation.

Les élèves de notre établissement participent aux rencontres sportives inter-établissement, inter-poule, inter-ZAP. L'équipe de football de l'école EMMANUEL sort toujours victorieuse à chaque rencontre, et est sélectionnée pour jouer la finale.

Le 20 mai 2011, Odile et Julien louent un taxi-brousse pour amener l'équipe, les institutrices et quelques parents d'élèves, à Miadanandrina [orthographe à vérifier] (commune voisine), où a lieu la finale « inter-zone ». Mais ce jour-là, c'est la défaite !

À la fin de l'année scolaire, 44 élèves se présentent aux examens officiels. Le résultat est excellent : 100% de réussite aux examens du CEPE et d'entrée en 6ème. Sur les 400 candidats, les 4 premiers sont élèves de notre école.

Le 28 juillet 2011, a lieu la distribution des récompenses et des encouragements.

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La solidarité règne dans l'école EMMANUEL. La directrice et les institutrices ont trouvé un moyen de s'entraider : « AKANDRAY ».

Qu'est-ce que l'AKANDRAY ?

Notre école possède un règlement intérieur qui régit les relations entre les parents d'élèves, les élèves, et le personnel.

Cette fin d'année scolaire est marquée par la démission de Raveloarisoa Françoise Simone. Elle est aussitôt remplacée par Mme Rahaingomalala Ursule Marinahn [orthographe à vérifier], qui ne restera que trois mois.

Le 30 juin 2011, Geneviève Meseguer, la fille de Julien, vient nous rendre visite, pour un séjour de 2 mois. Elle apporte des cadeaux, et notamment quelques beaux ballons de football, à la grande joie des enfants.

Alors qu'ils sont toujours en vacances scolaires, les enfants et le personnel viennent suivre les cours de français donnés par Geneviève. Élèves et institutrices désirent perfectionner leur français courant pour mieux s'exprimer dans cette langue. En effet, le français est la langue officielle utilisée dans les administrations et dans les écoles à Madagascar.

De plus, il est intéressant de pouvoir converser avec les nombreux touristes qui viennent visiter la région. En effet, Mantasoa, le village et son lac, sont des lieux très touristiques où vivent et séjournent beaucoup d'étrangers. La région est assez verte (nombreuses forêts d'eucalyptus et de sapins), avec un climat relativement clément.

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Vue aérienne Google Earth de l'école au bord du lac.
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Vue aérienne. À droite de la photo, l'école, située à 150 m du lac, est entourée de sapins.

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Le lac de Mantasoa de 2 000 ha a été créé en 1931 pour régulariser le cours de l'Ikopa. Ce réservoir artificiel d'une capacité de plus de 100 millions de m³ alimente 2 centrales hydroélectriques.

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Malgache et Français, quelle belle union ! Pour réaliser des projets ensemble sous le regard de Dieu.
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Odile et Julien : amour et complicité dans un même projet.

Page 49 — 2011-2012, Premiers parrains

2011 - 2012 — Premiers parrains

L'année scolaire commence le 4 octobre 2011 avec un effectif de 340 élèves.

La rentrée et les jours qui suivent sont ponctués par les visites d'amis européens (Josette Calvet, ses amies, des étudiantes italiennes, etc.), qui offrent quelques présents aux enfants et aux institutrices.

Du 11 au 13 décembre 2011 : Visite du Docteur Froye, chargé de fournitures scolaires, de vêtements et autres cadeaux.

Qui est le Docteur Emmanuel FROYE ? Quelques précisions :

Il est pédiatre à Béziers, dans le sud de la France. Comme nous l'avons déjà dit, le Dr Froye est engagé dans l'humanitaire et désire s'investir également dans l'école Emmanuel. Pendant son séjour, il propose donc à Odile, qui accepte, un système de parrainage pour soutenir les enfants des familles les plus défavorisées.

Dès son retour en France, il affiche dans la salle d'attente de son cabinet des photos de l'école Emmanuel, et propose le système des parrainages à 30 € pour une année d'étude.

Un mois plus tard, le 18 janvier 2012, Mme Muriel Vittone parraine le premier enfant. 45 enfants seront parrainés durant l'année 2012.

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La somme de 30 euros est utilisée pour :

Grâce au parrainage, les parents des élèves concernés n'ont rien à débourser pour l'année scolaire.

L'école participe toujours aux rencontres sportives. L'équipe de l'école sort souvent victorieuse en athlétisme et au foot à 7.

Rencontres sportives [noms de communes/écoles sous réserve de lecture] :

L'école EMMANUEL perd la finale, suite à deux rencontres successives ayant entraîné la fatigue des joueurs.

Les épreuves de fin d'année sont prévues le 10 juillet 2012. Mais, à cause de la crise politique qui provoque des grèves, surtout dans les écoles publiques, les examens sont reportés au mardi 7 août. Des cours continuent donc à être donnés pour soutenir les élèves. 46 élèves se présentent aux examens officiels. 43 sont reçus au CEPE et 40 à l'entrée en 6ème.

À partir de cette année scolaire, il n'y a plus de récompenses pour les participants aux examens : seuls les 3 premiers en reçoivent : 15.000 Ar pour Faneva (1ère), 10.000 Ar pour Larissa (2ème) et 5.000 Ar pour Francia (3ème).

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L'objectif d'Odile et Julien est de tendre le plus possible vers l'autonomie, en limitant les achats de nourriture. Ils ont d'abord consacré une partie du terrain à une plantation d'ananas, puis à un jardin potager et un petit verger. Ils achèteront une rizière peu après.

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Photos : plantation d'ananas, fruits, rizière.

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La misère devenant criante, et de nombreux enfants ne mangeant pas à leur faim, ils peuvent dès lors offrir un bol de riz aux plus démunis.

Julien et Danielle Lagarde achètent une vache laitière, que l'on nomme Soambola.

Avec le lait de Soambola, Odile fait des glaces pour les élèves.

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Photos : enfants partageant un repas ; la vache laitière.

Page 53 — 2012-2013, L'Association Emmanuel

2012 - 2013 — L'Association Emmanuel

L'année scolaire commence le 2 octobre 2012 avec un effectif de 350 élèves.

Le 5 octobre 2012, le CISCO organise une journée des enseignants à Manjakandriana (District). C'est l'occasion pour eux de se rencontrer, et de faire connaissance. Les responsables de la circonscription scolaire offrent un petit repas à tous les participants.

Une nouvelle stagiaire entre dans l'équipe pédagogique : Mlle Ramarovavy Georgine, en classe de maternelle.

Début décembre 2012 : arrivée du Dr Froye et de son épouse. Dans leurs bagages, beaucoup de cadeaux : vêtements, livres, argent, etc. pour les élèves parrainés. Ces enfants et leurs parents sont ravis. En retour, ils envoient à leur parrain une petite lettre avec leurs résultats scolaires et un souvenir artisanal.

Le Dr Froye profite de ce séjour pour recevoir en consultation les élèves malades et quelques familles de l'extérieur.

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En mars, on partage en deux la classe surchargée de CM2 (7ème). Le bâtiment en bois avec toit de tôle prévu pour protéger les enfants du soleil est aménagé en salle de classe.

À la fin de l'année scolaire, le 16 juillet 2013, 53 élèves se présentent aux examens officiels. 48 réussissent au CEPE.

Les trois premiers dans le centre d'examen de 350 candidats sont des élèves de l'école EMMANUEL.

Le 9 septembre 2013 : Odile et Julien partent en France pour deux mois, d'abord chez la fille de Julien, Geneviève, et ensuite chez des amis. Ce ne sont pas de vraies vacances. En effet, Julien a besoin de soins médicaux. Odile profite de ce séjour pour approfondir ses connaissances en informatique. Julien Lagarde lui prépare un fichier pour la tenue de ses comptes et lui donne quelques notions de comptabilité.

Le Dr Froye organise une rencontre festive des parrains et des marraines chez Anne Riche, par qui il a connu l'école EMMANUEL. C'est pour Odile l'occasion de présenter son établissement, et de répondre aux questions des invités.

Le nombre de parrains augmentant (130), le Dr Froye décide de créer l'association « EMMANUEL » pour donner un cadre juridique aux parrainages et aux actions menées pour soutenir l'école EMMANUEL.

Page 55 — 2013-2014, La mission doit perdurer

2013 - 2014 — La mission doit perdurer

L'année scolaire débute le 1er octobre avec un effectif de 330 élèves, répartis selon le tableau ci-contre.

Comme chaque année depuis la création de l'école, les parents d'élèves se réunissent. Le renouvellement des membres du bureau FRAM (délégués des parents d'élèves) est à l'ordre du jour le 27 septembre 2013, et M. Jean de Dieu est élu président.

ClasseEffectifsSectionsInstitutricesHoraire
Maternelle511222h30/semaine
CP1501230h/semaine
CP2601230h/semaine
CE571130h/semaine
CM1561136h/semaine
CM2562236h/semaine
TOTAL330710

La directrice étant alors en France, la réunion est organisée par les institutrices.

Le 28 septembre : distribution par les institutrices des fournitures scolaires pour les élèves parrainés.

Vie quotidienne de l'école : les horaires des cours sont les suivants :

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La plupart des élèves de notre école habitent loin (plus de 5 km). Ils viennent en vélo ou à pied, et certains doivent traverser le lac en pirogue. Malgré ces difficultés, ils sont heureux de venir à l'école et ils ont soif d'apprendre.

Les institutrices sont actives, polyvalentes, et n'hésitent pas à s'aider mutuellement, car certaines classes sont vraiment surchargées, et la solidarité est une réalité dans notre école.

Les parrainages permettent aux enfants de s'instruire, et aux parents de donner à leurs enfants une éducation dont ils ont été eux-mêmes privés.

Début novembre, Odile et Julien sont de retour à Madagascar, avec dans leurs bagages un ordinateur portable, un vidéoprojecteur, un disque dur, des téléphones portables, etc., que leur ont confiés des amis de France. Odile offre une montre à chacune des institutrices, un cadeau très utile pour le respect des horaires.

Début décembre 2013 : arrivée du Dr Froye, chargé de cadeaux des parrains pour les enfants parrainés. Pendant son séjour, comme d'habitude, les consultations pour les enfants et quelques parents se succèdent.

Des amis adventistes de France offrent un complément de salaire aux institutrices à la fin de chaque trimestre, pour les encourager. Le premier versement a lieu avant Noël, à l'occasion des fêtes, et des dépenses qu'elles entraînent.

Comme chaque année, le personnel (institutrices, cuisinières, ouvriers) présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année 2014 à Odile et Julien et leur offre des poulets.

Le Dr Froye et son association ne cessent de chercher des moyens pour soutenir financièrement l'école. Durant cette année 2014 :

⚠️ ⚠️ Pages 57, 58, 59 — NON TROUVÉES dans les captures

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Photo pleine page — page absente des captures (à retrouver)
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La numérotation passe de la page 56 à la page 60. Pages 57 à 59 absentes — probablement des photos pleines pages. À vérifier.

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Les 2 classes de 7ème, encadrées par Claudine et Colette. L'année prochaine, ces élèves partiront en 6ème et ils nous disent donc au revoir.

En juillet, l'école bénéficie d'un don de 1.000 € de la part de l'association biterroise B.M.A. (Body Move Association).

Le 13 juillet, en hiver, l'école reçoit la visite d'une amie religieuse, Sœur Supérieure dans un couvent catholique. Elle est étonnée et touchée par le travail réalisé. Elle remercie Odile pour l'aide et l'éducation apportées aux enfants de Mantasoa.

Précisions sur les examens de fin d'année :

À la fin du CM2, comme cela a été mentionné plusieurs fois, les élèves passent le CEPE et le concours d'entrée en classe de 6ème. C'est en réalité le même examen.

Les meilleurs entrent en 6ème dans un collège public. Ceux dont les résultats ne sont pas suffisants, mais qui obtiennent cependant une moyenne supérieure à 10, reçoivent un diplôme d'État : le CEPE de fin d'études primaires, qui les autorise à poursuivre leurs études dans un collège privé, ou bien à redoubler sur place.

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À la fin de l'année scolaire, le 15 juillet 2014, 45 élèves se présentent à l'examen du CEPE et 56 au concours d'entrée en 6ème.

En effet, il y a plus de candidats à l'entrée en 6ème qu'au CEPE car certains des élèves, reçus l'an passé au CEPE, ont redoublé pour présenter uniquement le concours d'entrée en 6ème.

Sur les 45 élèves pour le CEPE, 43 sont admis, soit 95% de réussite.

Sur 308 élèves de la circonscription, les 10 premiers appartiennent à l'école Emmanuel, excepté le major.

Comme chaque année, les élèves les plus méritants sont récompensés.

Pour le concours d'entrée en 6ème : sur les 56 présentés, 39 sont admis, soit 72% de réussite.

Exceptionnellement, Odile ne peut assister ni à l'examen CEPE, ni à la correction, à cause de la santé de Julien. Cependant, elle soutient toutes les institutrices de l'école Emmanuel et prépare les repas. Elle est remplacée au secrétariat par Francine.

Comme chaque année, après la délibération du CEPE, Odile offre un « grand goûter » pour tous les responsables de l'examen : le chef de la ZAP, le directeur du collège et chef de centre, ses adjoints, et tous les directeurs d'écoles publiques et privées. Tous apprécient ce moment de fraternité.

Décembre 2014 :

Les parrainages progressent. Les enfants parrainés sont au nombre de 179. L'origine géographique des parrains est diverse : l'Hérault, le Gard, l'Aude, les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, le Tarn, la Corse, la Savoie, la Haute-Savoie, la Haute-Loire, l'Île-de-France, la Suisse, l'Île de la Réunion et Madagascar.

Page 62 — Conclusion & remerciements

Au cours de l'année, Odile et les institutrices entreprennent d'écrire l'historique de l'école EMMANUEL. Ce document est obligatoire pour tout établissement scolaire à Madagascar. Elles décident de le traduire en français, pour partager cette merveilleuse expérience. C'est le document que vous, lecteurs, avez dans les mains. Les bénéfices qui seront réalisés suite à la vente de cet ouvrage seront entièrement reversés à l'école.

Cette brochure n'aurait pu être publiée sans le concours du Docteur E. Froye, fondateur de l'association Emmanuel, cadre juridique nécessaire pour les parrainages. Qu'il soit remercié pour son indéfectible engagement depuis 2011.

Merci à chaque marraine ou parrain, pour leur implication auprès des enfants, leur participation au bon fonctionnement quotidien de l'école, et peut-être à eux-mêmes à leur avenir…

Merci à tous les amis, généreux et fidèles donateurs, qui nous ont soutenus tant sur le plan moral que financier, dès la création de l'école, en nous honorant de leur confiance.

Merci à Philippe Lagarde [le livret écrit ici « Philippe » ; ailleurs « Julien Lagarde » — à vérifier] pour son précieux investissement dans la réalisation de ce livret.

Merci à Geneviève, Dany, Marie-Rose, Chantal, et Martine pour leur active participation dans la rédaction de l'ouvrage.

Et merci au Seigneur qui a mis dans tous les cœurs cet amour du prochain.

« Je prendrai plaisir à leur faire du bien […] de tout mon cœur et de toute mon âme. » (Jérémie 32.41)
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Photo à insérer
Les autrices du livre, de gauche à droite : 1. Razanomalala Florence [?], 2. Rafarasoa Francine, 3. Rahantamalala Marie Mathieu, 4. Rasoavololona Suzanne, 5. Raherinirina Meseguer Odile, 6. Razoeliarivelo Eugénie Colette, 7. Rasoamanahirana Anjarasoa Tahiry, 8. Rasoarison Marie Thérèse, 9. Raharinarivo Aimée Claudine, 10. Ramarovavy Georgine, 11. Voahangisoa Marie Philippine.

Notes de transcription

55 captures lues. Pages manquantes dans les captures (probablement des photos pleines pages) : 18, 24, 28, 32, 57, 58, 59.

Points à faire vérifier par toi :

  • Les paroles malgaches de l'hymne (page 30) — relecture par une personne malgachophone.
  • Orthographe de quelques noms propres malgaches et de lieux (signalés par `[?]` ou `[orthographe à vérifier]`).
  • « Philippe Lagarde » vs « Julien Lagarde » (page 62 vs pages 27/29/36/54) — un prénom semble incohérent.